Toulouse au bout du suspense

20 avril 2018 - 22:39

Toulouse a fait tomber le tenant du titre, Kaysersberg, au terme d'une finale palpitante qui n'a trouvé son vainqueur qu'après prolongation (81-73).

Les masculins de Toulouse ont fait de même en jaillissant des starting-blocks pour signer un 12-2 éclair, portés par le virevoltant Pascal Tajan, ingénieur électronicien dans le civil et totalement intenable sur les parquets (14 d’évaluation au premier quart-temps). Les joueurs de Laurent Kleefstra n’ont jamais levé le pied de l’accélérateur pendant dix minutes particulièrement spectaculaires. Un temps dans les cordes, Kaysersberg a laissé passer l’orage, réglé la mire à longue distance et alterné les défenses pour ralentir le rythme effréné imposé par son adversaire. L’absence de Tajan, touché par les fautes, lui facilitait la tâche et Toulouse passait en quelques instants du récital à l’extinction de voix : 31 points au premier quart-temps, 0 lors des six premières minutes du deuxième ! En face la profondeur de banc des Alsaciens, à l’image de l’entrée en jeu de Kevin Walter, pesait sur des débats désormais totalement indécis.

Le momentum avait cependant changé de sens et sur jeu placé l’impact physique des tenants du titre faisaient des dégâts. Kaysersberg verrouillait enfin son rebond, Laurian Tarris déployait ses longs segments pour ponctuer un 11-2 au retour des vestiaires (48-42). Très mal en point, Toulouse trouvait son salut dans une défense de zone et le scoring de son Américain Olukayode Ajenifuja. De quoi relancer le suspense à l’approche du money-time. Des moments clés où brillaient de nouveau Ajenifuja d’un côté, Willy Berquier de l’autre. Le meneur formé au Mans distribuait le caviar à la louche et signait un tir primé puis une passe décisive lors d’un 6-0 capital à trois minutes du buzzer (68-64). Mais Pascal Tajan surgissait de sa boîte pour aller chercher deux paniers près du cercle puis servir Quentin Hanck pour un shoot avec la planche. Mais à +3, 12 secondes à jouer et deux fautes à donner les Toulousains laissaient Walter décocher une flèche à 6,75 m qui envoyait la finale en prolongation.

Cinq minutes supplémentaires bien gérées par Toulouse et Pascal Tajan. Un an après avoir dû renoncer à une montée en N1 pourtant acquise sur le terrain, le TBC tient une magnifique revanche.

 

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